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InsoliteInsolitelundi 9 décembre 2019 à 06h00

Pourquoi dit-on "brique" pour parler d'argent?


Une brique vaut un paquet d'argent.
Une brique vaut un paquet d'argent.
Une brique vaut un paquet d'argent. (©Erwin66as - Pixabay)

Cette expression vient de l'argot. Et elle signifie, plus précisément, un million d'anciens francs.

(BFM Immo) - A l'occasion des fêtes de fin d'année, BFM Immo vous explique chaque jour du 1er au 24 décembre le sens d'une expression liée au logement ou au monde de l'immobilier au sens large. Un peu à la manière d'un calendrier de l'Avent. Aujourd'hui, retour sur l'expression "brique".

L'argot était à l'origine le langage des voleurs et des malfaiteurs. Il s'agit d'un ensemble de mots particuliers qu'ils adoptaient pour se distinguer du reste de la population et éviter qu'on comprenne de quoi ils parlaient. Parmi les mots qu'ils utilisaient pour parler d'argent, il y avait le mot "brique".

Ce mot signifie un million d'anciens francs, soit 10 milles nouveaux francs, soit environ 1.500 euros. Et s'ils ont choisi cet objet pour une somme précise, cela serait tout simplement parce qu'à leurs yeux une liasse de 1.000 billets de 1.000 francs ressemblait à une brique.

D'autres mots d'argot parlent aussi d'argent. Ainsi, un sac désignait un billet ou une pièce de milles francs, une cigue était une pièce de vingt francs, une thune était un billet de cinq francs, ou encore du pognon était une poignée d'argent.

>> Retrouvez 24 expressions liées au logement et à l'immobilier pour briller en soirée

Diane Lacaze - ©2020 BFM Immo

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  • 0 Reco 09/12/2019 à 09:27 par Mossman

    Si les premiers constructeurs se sont naturellement tournés vers les matériaux que la nature mettait à leur disposition, que ce soit le bois ou la pierre, ils se sont parfois trouvés confrontés, dans certaines contrées, à un problème de ressources : ni arbres, ni carrières à l’horizon. Ne leur restait plus que la bonne terre, plus ou moins grasse et argileuse, quelquefois mêlée de paille ou de foin voire de roseaux ou de sciure de bois ; ce qu’on appelait alors, selon les régions, adobe, torchis, pisé ou bauge. Mais il est rapidement apparu que donner une forme régulière à cette terre, la mouler, permettait de construire de façon cohérente et fonctionnelle : la brique était née.

    A priori, l’étymologie indique que le mot vient du néerlandais « bricke », avec une origine en français dès le XIIIe siècle sous la forme « briche ». Il n’y aurait donc aucun rapport avec le verbe « imbriquer » qui lui, se réfère à la disposition superposée des… tuiles. Allez comprendre ! Autrement dit l’art et la manière d’embrumer l’esprit de l’étymologiste en herbe…

    La brique crue.
    On imagine que les premières briques furent fabriquées par le dépôt de terre grasse dans un quelconque moule en bois, éventuellement enduit de sable pour que la terre n’y adhère pas, suivi d’un pressage rudimentaire et l’élimination de l’excédent de terre avant que le moule ne soit retourné. Il suffisait alors de laisser sécher cette terre au soleil et à l’air suffisamment longtemps, au moins une quinzaine de jours, pour qu’elle durcisse et se prête à pratiquement toutes les constructions. On peut donc légitimement se douer qu’il ne fallut guère de temps à nos anciens pour découvrir les propriétés singulières, et parfaites, de l’argile à cet usage, probablement cinq mille ans avant notre ère.
    […]
    (Extrait de L’Abécédaire de l'habitat : https://www.amazon.fr/dp/ 1692028383/)