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InsoliteInsolitevendredi 6 décembre 2019 à 06h00

Pourquoi dit-on "chambrer quelqu'un"?


Se faire chambrer
Se faire chambrer
Se faire chambrer (©RitaE - Pixabay)

Cette expression signifie se moquer d'une personne. Le sens premier du verbe "chambrer" est "tenir quelqu'un enfermé dans une chambre".

(BFM Immo) - A l'occasion des fêtes de fin d'année, BFM Immo vous explique chaque jour du 1er au 24 décembre le sens d'une expression liée au logement ou au monde de l'immobilier au sens large. Un peu à la manière d'un calendrier de l'Avent. Aujourd'hui, retour sur l'expression "chambrer quelqu'un".

L'expression "chambrer quelqu'un" signifie "se moquer de quelqu'un, le taquiner". Une expression qui viendrait du mot "chambre". En effet, de ce mot découle le verbe "chambrer" qui signifie, selon le centre national de ressources textuelles et lexicales "tenir quelqu'un enfermé dans une chambre". Par extension, on se moque de la personne en la tenant enfermée. Aujourd'hui, il est possible de taquiner quelqu'un sans l'enfermer dans une chambre, évidemment.

En revanche, une autre expression toujours en vogue fait bien référence à une pièce: "chambrer le vin", qui signifie "le laisser séjourner dans une pièce tiède quelques heures avant de le servir, pour qu'il prenne lentement la température ambiante".

>> Retrouvez 24 expressions liées au logement et à l'immobilier pour briller en soirée

Diane Lacaze - ©2020 BFM Immo

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  • 0 Reco 07/12/2019 à 09:55 par Mossman

    À l’évocation du mot « chambre », vous imaginez probablement ce petit nid douillet agrémenté d’un lit voluptueux, et d’une décoration cosy. Non sans raison, certes, mais ce serait négliger que le vocable désignait, à l’origine, n’importe quelle pièce d’habitation, sans attribut particulier. D’où la précision qu’apportaient nos anciens en indiquant « chambre à coucher » pour signifier la pièce dans laquelle on dort habituellement et qu’on préserve pour une intimité plus ou moins luxurieuse.

    Mais n’allons pas trop vite en besogne car si, effectivement, le dictionnaire de l’Académie française, en 1762, indique que le terme s’applique à la plupart des pièces d’une maison. Littré, pour sa part, un siècle plus tard, précise qu’elle est principalement affectée à l’usage particulier d’une personne. Et dont le contexte permet de préciser à quoi elle sert : chambre de travail, de réception, d’aisance…

    Ainsi, chez les riches, il s’agissait plutôt d’un espace situé à l’écart, souvent précédé d’une antichambre, sorte d’arrière-salle de la pièce commune. Dans ces chambres, on tenait conseil, la famille se réunissait pour parler de choses graves. Mais, pour dormir, on s’isolait à l’aide de tentures, de tapisseries, usant d’alcôves le cas échéant. De fait, le lit pouvait être installé dans n’importe quelle pièce de l’habitation (qui d’ailleurs, chez le commun des mortels, n’en comportait qu’une seule).
    Un espace qui deviendra privé au XVIe siècle avant de bénéficier d’une porte près d’un siècle plus tard quand la notion de chambre à coucher privative fit son apparition chez les plus nantis.
    À l’inverse, ce n’était pas parce qu’un lit trônait dans une pièce que cela en faisait une chambre à coucher car ce lit pouvait être d’apparat, ce qu’on peut découvrir encore aujourd’hui dans de nombreux châteaux. Autrement dit, ce lit ne servait qu’à recevoir et rarement à dormir !
    (Extrait de L’Abécédaire de l'habitat : https://www.amazon.fr/dp/ 1692028383/)

    Message édité 07/12/2019 à 10:00