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InsoliteInsolitevendredi 13 décembre 2019 à 06h00

Pourquoi dit-on "déménager à la cloche de bois"?


"Déménager à la cloche de bois"
"Déménager à la cloche de bois"
"Déménager à la cloche de bois" (©Barbara808 - Pixabay)

Cette expression signifie "déménager clandestinement, sans payer". En effet, une cloche en bois ne fait aucun bruit, contrairement à une en métal.

(BFM Immo) - A l'occasion des fêtes de fin d'année, BFM Immo vous explique chaque jour du 1er au 24 décembre le sens d'une expression liée au logement ou au monde de l'immobilier au sens large. Un peu à la manière d'un calendrier de l'Avent. Aujourd'hui, retour sur l'expression "déménager à la cloche de bois".

"Déménager à la cloche de bois" fait partie de ces expressions quelque peu désuètes. Peu utilisée, elle est pourtant facile à comprendre, une fois qu'elle est expliquée! Elle signifie, selon le Larousse, "déménager clandestinement, sans payer".

Une cloche était souvent installée au-dessus des portes pour se faire remarquer en entrant ou sortant. Cela fonctionne si la cloche est en métal. Mais en bois, elle fait évidemment beaucoup moins de bruit. L'idée derrière cette expression est donc de ne pas faire tinter la cloche, de ne pas faire de bruit en quittant un lieu.

Il existe plusieurs variantes à cette expression. Il y a "déménager à la sonnette de bois", qui signifie la même chose. Il y a également "déménager à la ficelle", une corde qui permettait de sortir directement ses affaires par la fenêtre, sans se faire remarquer par le concierge. Une dernière expression, enfin, veut toujours dire quitter un lieu sans faire de bruit, sans se faire remarquer. Il s'agit de "déménager sans tambour, ni trompette".

>> Retrouvez 24 expressions liées au logement et à l'immobilier pour briller en soirée

Diane Lacaze - ©2020 BFM Immo

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  • 0 Reco 13/12/2019 à 11:50 par Mossman

    Une tour, une ou plusieurs cloches, voilà qui suffit aux plus mécréants d’entre nous pour reconnaître un clocher. Mais voilà, que faire alors des vocables « campanile » et « beffroi » qui décrivent peu ou prou le même concept ? Même si ces derniers, des systèmes d’alarme à l’origine, n’ont pas connu une même fortune dans notre beau pays de France. Alors, pour citer Boris Vian : « Y’a quelque chose qui cloche là-dedans, j’y retourne immédiatement ! »
    Étymologiquement, aucune surprise à craindre puisque la racine « cloche » s’impose pour notre clocher, même si l’origine de cette dernière a posé, et pose encore, quelques difficultés. A priori, ce serait un dérivé du latin médiéval « clocca », lui-même issu d’une langue celtique qui aurait donné, par ailleurs, l’anglais clock ou l’allemand glocke, qu’on doit prendre ici au sens de « signal ».

    Un autre son de cloche.
    Éludons d’entrée de jeu les nombreux sens de « clocher » au nombre desquels le synonyme du verbe boiter qui puise son étymologie dans une toute autre racine latine (cloppicare) et dont il ne nous reste plus que le clochard, l’insulte « pauvre cloche » ou ce « quelque chose qui cloche » pour indiquer un dysfonctionnement.
    Et attachons-nous plutôt à cette tour indissociable de nos églises, un clocher lié à la chrétienté, ce qui en exclut Grecs et Romains. Pourtant, jusqu’au VIIIe siècle, nos églises ne comportaient pas de clocher même si la nécessité de se mettre à l’abri des incursions barbares avait contraint nos anciens à la construction de tours défensives. Qu’on ne tarda pas cependant à garnir d’une ou de plusieurs cloches pour avertir les populations d’un danger imminent, certes, mais surtout pour marquer les offices religieux et convoquer de façon péremptoire les fidèles oublieux. Sonnez les matines…
    (Extrait de L’Abécédaire de l'habitat : https://www.amazon.fr/dp/ 1692028383/)