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InsoliteInsolitejeudi 19 décembre 2019 à 06h00

Pourquoi dit-on "être ou se retrouver au pied du mur"?


Se retrouver au pied du mur
Se retrouver au pied du mur
Se retrouver au pied du mur (©Damien Gomez)

L'expression signifie "être contraint d'agir". Autrefois, l'expression entière était "être au pied du mur sans échelle".

A l'occasion des fêtes de fin d'année, BFM Immo vous explique chaque jour pendant un mois le sens d'une expression liée au logement ou au monde de l'immobilier au sens large. Un peu à la manière d'un calendrier de l'Avent. Aujourd'hui, retour sur l'expression "se retrouver au pied du mur".

C'est une expression qui s'est allégée avec le temps. "Être au pied du mur" (ou "se retrouver au pied du mur") signifie être contraint d'agir, ne plus avoir d'échappatoire, être devant ses responsabilités. Au XVIème siècle, l'expression entière était "se trouver au pied du mur sans échelle". Une manière de renforcer l'idée qu'il était impossible de faire marche arrière.

Il y a un quasi-synonyme à cette expression, à savoir "être dos au mur". Celle-ci, qui signifie également "être forcé d'agir", viendrait de l'univers de l'escrime. Lorsque l'un des participants recule trop, il se retrouve dos au mur. Il est donc obligé d'avancer et de combattre.

>> Retrouvez 24 expressions liées au logement et à l'immobilier pour briller en soirée

Diane Lacaze

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  • 0 Reco 19/12/2019 à 15:50 par Mossman

    Si on fait abstraction des types de mur qui ne font pas partie intrinsèque d’un bâtiment (murs de soutènement, d’appui, de clôture) et les nombreuses déclinaisons qui appartiennent au jargon des architectes et qui n’intéressent pas le profane que nous sommes, on en trouve donc trois types dont l’intitulé devrait suffire à comprendre leur emploi : le mur de soubassement (ou de fondation si aucune cave n’a été prévue) qui est, par définition, enterré ; le mur de façade (qui délimite le volume d’un bâtiment et qu’on appelle « portant » car il soutient la toiture et les étages) ; et enfin le mur intérieur plus communément qualifié de refend ou porteur.

    Au pied du mur.
    Pour résumer, la cloison se construit en matériaux généralement légers et ne participe en rien à la solidité de la bâtisse. Autrement dit, élément pratique et utilitaire, voire esthétique d’un habitat, elle peut être détruite, partiellement ou en totalité, sans que cela ne nuise à la construction.

    En revanche, s’il ne viendrait à l’esprit de quiconque de casser un des murs portants, la question pourrait légitimement se poser pour certaines parois intérieures qu’il ne faudrait, sous peine de désastre, confondre avec une cloison. En effet, ces murs, dits de refend, sont tout aussi porteurs que les murs… portants, dont la modification, même fragmentaire, entraînerait des dégâts considérables. Moralité, dans le doute, abstiens-toi, répétait Pythagore à qui voulait l’entendre, une maxime que vous devriez faire vôtre en l’espèce. Et ne pas hésiter à faire appel à un architecte, le cas échéant.
    […]
    (Extrait de L’Abécédaire de l'habitat : https://www.amazon.fr/dp/ 1692028383/)