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InsoliteInsolitedimanche 15 décembre 2019 à 06h00

Pourquoi dit-on "les murs ont des oreilles"?


Les murs ont-ils des oreilles?
Les murs ont-ils des oreilles?
Les murs ont-ils des oreilles? (©Couleur - Pixabay)

Cette expression signifie qu'il est possible d'être écouté à son insu. La version originale serait "les murailles ont des oreilles".

(BFM Immo) - A l'occasion des fêtes de fin d'année, BFM Immo vous explique chaque jour du 1er au 24 décembre le sens d'une expression liée au logement ou au monde de l'immobilier au sens large. Un peu à la manière d'un calendrier de l'Avent. Aujourd'hui, retour sur l'expression "les murs ont des oreilles".

L'expression "les murs ont des oreilles" aurait légèrement évolué au fil des ans puisque les origines remonteraient au XVII siècle et était "les murailles ont des oreilles". Mais la signification, elle, n'a pas changé. Cela veut toujours dire que lorsqu'on discute avec quelqu'un, il est possible que l'on soit écouté à notre insu.

Il faut donc parler avec discrétion lorsque cette discussion est secrète. D'autant plus si cette conversation peut être source d'ennui. Le site Expressions-françaises précise que cette expression peut aussi signifier que des personnes extérieures à la conversation peuvent avoir envie de l'écouter, par simple curiosité.

Sans surprise, le mot "mur" est largement utilisé dans les expressions françaises. Ainsi, nous pouvons trouver "aller droit dans le mur" qui signifie courir au désastre, "entre quatre murs" (être enfermé), "se heurter à un mur" (ne pas obtenir de réponse), ou encore "faire le mur" (quitter un lieu en secret, sans avoir la permission).

>> Retrouvez 24 expressions liées au logement et à l'immobilier pour briller en soirée

Diane Lacaze - ©2020 BFM Immo

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  • 0 Reco 15/12/2019 à 11:38 par Mossman

    Emprunté directement au latin « murus », de même sens, le mur est un terme générique utilisé pour décrire toutes sortes de parois, qu’elles déterminent la surface d’une maison ou protègent un terrain voire une ville ou, plus fort encore, une frontière comme ce fut le cas pour le mur d’Hadrien cher à Marguerite Yourcenar au nord de l’Angleterre. Dans l’Antiquité, les Égyptiens n’éprouvaient aucun besoin de bâtir des murs pour se protéger, ils ne craignaient pas les invasions, contrairement aux villes grecques, généralement murées pour échapper aux vindictes des cités voisines, imitées en cela par les Étrusques puis, naturellement, par les Romains. Desquels nous hériterons la locution « hors les murs » qui signifie « en dehors de la cité » tout comme intra-muros précise une situation à l’intérieur de la ville.

    Le passe-muraille.
    En France, tout au long des siècles, on a indifféremment parlé de murs ou de murailles même si le mur désignait plutôt un ouvrage de maçonnerie tandis que la muraille s’appliquait à une sorte d’édifice, de très gros murs, fortifications d’une ville ou d’un château. Une règle bien peu observée, finalement, puisqu’on évoquera aussi bien la Muraille de Chine et les murailles de Jéricho que le mur d’Antonin ou le Mur des Lamentations à Jérusalem. Il semble donc difficile, en l’espèce, d’établir de façon formelle une distinction entre les deux termes même s’il ne viendrait à l’idée de quiconque d’évoquer les murailles de sa maison…
    […]
    (Extrait de L’Abécédaire de l'habitat : https://www.amazon.fr/dp/ 1692028383/)