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InsoliteInsolitemercredi 18 décembre 2019 à 06h00

Pourquoi dit-on "prendre la clé des champs"?


Prendre la clé des champs
Prendre la clé des champs
Prendre la clé des champs (©Josealbafotos - Pixabay)

Cette expression signifie "prendre sa liberté". Les champs représentaient cette liberté.

(BFM Immo) - A l'occasion des fêtes de fin d'année, BFM Immo vous explique chaque jour pendant un mois le sens d'une expression liée au logement ou au monde de l'immobilier au sens large. Un peu à la manière d'un calendrier de l'Avent. Aujourd'hui, retour sur l'expression "prendre la clé des champs".

C'est une expression du XIVème siècle très poétique. "Prendre la clé des champs" signifie "prendre sa liberté, fuir une situation oppressante". Autrefois, les champs étaient de grands espaces ouverts, au contraire du champ qui est un espace défini, une parcelle de terre cultivée ou terrain réservé. La clé était donc le sésame pour accéder à cet espace de liberté.

"Prendre la clé des champs" peut donc s'entendre comme ouvrir la porte de la liberté et s'affranchir des contraintes.

>> Retrouvez 24 expressions liées au logement et à l'immobilier pour briller en soirée

Diane Lacaze - ©2020 BFM Immo

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  • 0 Reco 18/12/2019 à 09:31 par Mossman

    Plus que le simple gardien de nos trésors et de notre intimité, la clef revêt une multitude de symboles avec la particularité d’une double orthographe, clé ou clef, même si aujourd’hui la deuxième forme appartient davantage au style littéraire. À cette singularité, plusieurs explications : clef s’écrivait au pluriel clés car en graphie cursive le f suivi d’un s posait problème (deux signes extrêmement proches d’un point de vue graphique), l’usage au singulier se contentant d’ôter le s pour former une nouvelle graphie, plus simple par ailleurs. Plus bête peut-être mais qui reprend une partie de l’explication précédente, les s d’antan ressemblant fâcheusement aux f, n’y aurait-il pas eu là une simple erreur de lecture ?
    Par ailleurs, on remarquera que si, en moyen français, on prononçait cleffe, on prononçait clés au pluriel, un peu comme œuf et œufs ou bœuf et bœufs.

    Une symbolique évocatrice.
    Non seulement notre langue est riche de locutions comprenant le mot clé (ne serait-ce que… mot-clé !), mais le vocable se voit également chargé de nombreux sens. Ainsi désigne-t-il une compréhension avec la clef de l’énigme ou la clef d’un problème sans parler des romans à clefs que celui qui ne dispose pas du trousseau sera bien en peine de comprendre.
    Symbole de liberté aussi avec la clef des champs, ou de droit avec les clés de la ville qui donne le pouvoir car n’oubliez pas qu’aux temps jadis, on fermait vraiment les portes de la ville le soir venu. Sans omettre son acception commerciale avec les services clefs en main ou les produits-clés, pour finir, c’est le cas de le dire, par mettre la clef sous la porte, signe de faillite aujourd’hui mais qui, initialement, signifiait qu’on partait à la cloche de bois, qu’on déménageait furtivement.
    […]
    (Extrait de L’Abécédaire de l'habitat : https://www.amazon.fr/dp/ 1692028383/)