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InsoliteInsolitesamedi 14 décembre 2019 à 06h00

Pourquoi dit-on "rester sur le carreau"?


"Rester sur le carreau" ou "laisser quelqu'un sur le carreau"
"Rester sur le carreau" ou "laisser quelqu'un sur le carreau"
"Rester sur le carreau" ou "laisser quelqu'un sur le carreau" (©Ecolinho - Pixabay)

Une variante de cette expression est "laisser quelqu'un sur le carreau". Dans les deux cas, cela signifie que la personne est blessée ou tuée et laissée sur place.

(BFM Immo) - A l'occasion des fêtes de fin d'année, BFM Immo vous explique chaque jour du 1er au 24 décembre le sens d'une expression liée au logement ou au monde de l'immobilier au sens large. Un peu à la manière d'un calendrier de l'Avent. Aujourd'hui, retour sur l'expression "rester sur le carreau".

L'expression "rester ou demeurer sur le carreau" signifie "être tué ou blessé après une lutte, échouer". Dans la même veine, le Larousse précise que "laisser quelqu'un sur le carreau" signifie "le laisser sur place, mort ou grièvement blessé". Aujourd'hui, la signification s'est un peu atténuée et l'expression est utilisée pour dire "laisser quelqu'un en difficulté".

Le carreau en question est une plaque de terre cuite utilisée pour recouvrir le sol des logements. Une personne morte ou blessée restait donc étendue sur ce pavé. Une autre hypothèse à l'origine de cette expression serait le carreau de la mine, le lieu sur lequel les mineurs se tenaient avant de descendre dans le fond de la mine. Quand ils ne pouvaient pas travailler, ils restaient sur ce carreau. Mais il semblerait que la première version soit la bonne car l'expression daterait d'avant les mines.

Une autre expression avec le mot "carreau" aurait une toute autre origine. "Se tenir à carreau" signifie être sur ses gardes. Le site lintern@ute voit deux explications. Tout d'abord, le jeu de carte où chaque emblème représente une arme. Le carreau est le projectile tiré par l'arbalète : "Être sur le carreau" serait donc "être derrière l'arme", donc stable, en position de force, mais tout de même méfiant". La seconde est un dérivé de l'argot "carré" qui signifie chambre ou cachette : "Se tenir à carreau", se serait donc "se mettre à l'abri du danger", donc être sur ses gardes".

>> Retrouvez 24 expressions liées au logement et à l'immobilier pour briller en soirée

Diane Lacaze - ©2020 BFM Immo

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  • 0 Reco 14/12/2019 à 09:25 par Mossman

    Le carreau, dont l’origine est évidemment le carré, décrivait au Moyen Âge le trait, le fer de la flèche d’une arbalète, de section quadrangulaire ; mais aussi un coussin carré pour s’agenouiller ou s’asseoir, voire le parement en pierres peu profondes d’un mur ou encore un carré de verre enchâssé dans le bâti d’une fenêtre. En bref, si cela constituait peu ou prou un petit carré, ce pouvait être un carreau, qu’on orthographiait indistinctement carrel, quarrel ou quarreau.

    Quadrangulaire souvent mais pas forcément carré !
    Les notions géométriques de nos ancêtres étant ce qu’elles étaient, rien n’indique que ces derniers se tenaient strictement à la définition d’un carré, à savoir un quadrilatère à côtés égaux et angles droits. Autrement dit, les carreaux se montraient protéiformes.
    On notera qu’à l’origine, le mot « carrelage » désignait la pose de carreaux, et non le matériau lui-même comme c’est si souvent le cas aujourd’hui. Et pour parfaire la confusion, on disait « le carreau » pour désigner le sol d’une pièce ; un usage qui s’est perdu mais qui nous a laissé l’expression « rester sur le carreau ».
    […]
    (Extrait de L’Abécédaire de l'habitat : https://www.amazon.fr/dp/ 1692028383/)