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InsoliteInsolitejeudi 5 décembre 2019 à 06h00

Pourquoi dit-on "tenir le haut du pavé"?


Tenir le haut du pavé
Tenir le haut du pavé
Tenir le haut du pavé (©Arcaion - Pixabay)

Cette expression signifiait à l'origine "avoir une position élevée". Par extension, elle veut également dire "tenir le premier rang, jouir d'une grande considération".

(BFM Immo) - A l'occasion des fêtes de fin d'année, BFM Immo vous explique chaque jour du 1er au 24 décembre le sens d'une expression liée au logement ou au monde de l'immobilier au sens large. Un peu à la manière d'un calendrier de l'Avent. Aujourd'hui, retour sur l'expression "tenir le haut du pavé".

"Tenir le haut du pavé" est une expression très imagée. Au Moyen-Âge, les rues, pavées, ne possédaient pas de trottoir. Elles étaient légèrement inclinées vers le centre avec au milieu une rigole qui déversait les eaux usagées… et autres immondices jetés par les fenêtres par les habitants (le tout-à-l’égout n’apparaissant que plusieurs siècles après) .

Les passants, pour éviter la rigole de détruits, marchaient le long des immeubles, sur la partie la plus élevée de la rue. Mais les rues étaient très étroites, les immeubles construits très proches les uns des autres pour protéger de la pluie, de la chaleur… Ainsi, lorsque deux personnes se croisaient, nobles et bourgeois demeuraient sur la partie haute afin de protéger leurs souliers, les pauvres se résignant à marcher dans la rigole sale.

C'est pourquoi cette expression signifie "avoir une position sociale élevée", puis par extension "être à la première position".

>> Retrouvez 24 expressions liées au logement et à l'immobilier pour briller en soirée

Diane Lacaze - ©2020 BFM Immo

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  • 0 Reco 07/12/2019 à 10:05 par Mossman

    Pavage, pavement et pavé.
    Ces trois termes largement synonymes quelle que soit l’époque, qui nous viennent du latin « pavimentum », qui désignait n’importe quel sol, qu’il soit de pierres ou de briques mais aussi de planches ou de terre battue. Bref, toute plate-forme suffisamment consolidée pour pouvoir s’y tenir était un pavimentum. Une acception que le Moyen Âge conservera pour l’essentiel.
    Depuis cette époque, le pavage consiste à recouvrir un sol avec des pavés (quelle logique !), un cube résistant qui peut être de marbre, de granit, de grès, mais aussi de bois ce que n’appréciaient guère les cyclistes parisiens par temps de pluie il y a encore quelques décennies.
    Des pavés qu’on utilisait dans les édifices, certes, mais également pour le revêtement des rues, un usage fort ancien puisqu’on le trouve aussi bien à Carthage que chez les Romains qui s’en firent une spécialité puisque non seulement ils pavèrent les rues de leurs villes, mais également les grandes routes d’accès à l’ensemble de leur empire.

    Sous les pavés, la plage.
    En France, ce fut Philippe Auguste, au XIIe siècle, qui entreprit de paver certaines rues parisiennes. Le parler populaire ayant tôt fait d’user du mot pavé aussi bien pour la pierre cubique elle-même, chère à nos révolutionnaires soixante-huitards, que pour le pavement à proprement parler.
    (Extrait de L’Abécédaire de l'habitat : https://www.amazon.fr/dp/ 1692028383/)