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InsoliteInsolitelundi 23 décembre 2019 à 06h00

Pourquoi dit-on "une querelle de clocher"?


"Une querelle de clocher" n'intéresse pas grand monde
"Une querelle de clocher" n'intéresse pas grand monde
"Une querelle de clocher" n'intéresse pas grand monde (©Adege - Pixabay)

Cette expression signifie "une dispute au sein d'un petit groupe de personnes". Le clocher étant l'emblème des villages.

(BFM Immo) - A l'occasion des fêtes de fin d'année, BFM Immo vous explique chaque jour du 1er au 24 décembre le sens d'une expression liée au logement ou au monde de l'immobilier au sens large. Un peu à la manière d'un calendrier de l'Avent. Aujourd'hui, retour sur l'expression "une querelle de clocher".

L'expression "une querelle de clocher" est utilisée pour parler d'une dispute entre un petit groupe de personnes, sur un sujet qui ne concerne qu'elles. Cette expression est souvent employée ironiquement pour se moquer de la querelle. La dispute étant surtout des petites jalousies mesquines.

Le clocher est l'emblème des villages français. En effet, les villages étaient édifiés autour d'une église qui était donc le point central du lieu. L'expression montre que la dispute n'a que peu d'intérêt car peu d'impact. Elle ne concerne qu'un groupe restreint de personnes.

>> Retrouvez 24 expressions liées au logement et à l'immobilier pour briller en soirée

Diane Lacaze - ©2021 BFM Immo

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  • 1 Reco 23/12/2019 à 11:39 par Mossman

    Une tour, une ou plusieurs cloches, voilà qui suffit aux plus mécréants d’entre nous pour reconnaître un clocher. Mais voilà, que faire alors des vocables « campanile » et « beffroi » qui décrivent peu ou prou le même concept ? Même si ces derniers, des systèmes d’alarme à l’origine, n’ont pas connu une même fortune dans notre beau pays de France. Alors, pour citer Boris Vian : « Y’a quelque chose qui cloche là-dedans, j’y retourne immédiatement ! »
    Étymologiquement, aucune surprise à craindre puisque la racine cloche s’impose pour notre clocher, même si l’origine de cette dernière a posé, et pose encore, quelques difficultés. A priori, ce serait un dérivé du latin médiéval clocca, lui-même issu d’une langue celtique qui aurait donné, par ailleurs, l’anglais clock ou l’allemand glocke, qu’on doit prendre ici au sens de « signal ».

    Un autre son de cloche.
    Éludons d’entrée de jeu les nombreux sens de « clocher » au nombre desquels le synonyme du verbe « boiter » qui puise son étymologie dans une toute autre racine latine (cloppicare) et dont il ne nous reste plus que le clochard, l’insulte « pauvre cloche » ou ce « quelque chose qui cloche » pour indiquer un dysfonctionnement.
    Et attachons-nous plutôt à cette tour indissociable de nos églises, un clocher lié à la chrétienté, ce qui en exclut Grecs et Romains. Pourtant, jusqu’au VIIIe siècle, nos églises ne comportaient pas de clocher même si la nécessité de se mettre à l’abri des incursions barbares avait contraint nos anciens à la construction de tours défensives. Qu’on ne tarda pas cependant à garnir d’une ou de plusieurs cloches pour avertir les populations d’un danger imminent, certes, mais surtout pour marquer les offices religieux et convoquer de façon péremptoire les fidèles oublieux. Sonnez les matines…
    [...]
    (Extrait de L’Abécédaire de l'habitat : https://www.amazon.fr/dp/ 1692028383/)